adaptation des animaux à l'eau

 

L'adaptation des animaux à l'eau

 


I- Adaptation au froid

    


C'est aux extrémités du monde, sur les cimes des montagnes et aux pôles, que se trouvent les plus grandes réserves d'eau douce et c'est là que les réseaux du vivant sont les plus fragiles, car les conditions de vie y sont extrêmes.

La fonte des glaces

La fonte des glaces est un problème auquel nous n'avons pas encore trouvé de solution efficace. Cette catastrophe nous menace pour les années à venir. Mais, elle ne menace pas que les hommes, elle concerne aussi la faune et la flore. Comme on peut le voir sur la photo ci-dessus, la fonte des glaces est un véritable fléau pour les animaux vivants dans les régions pôlaires. En effet, les ours polaires, et bien d'autres animaux, sont les principales victimes de ce phénomène. Les ours blancs sont des animaux terrestres et ne peuvent nager très longtemps. Il en est de même pour les petits mammifères vivant sur la banquise qui constituent leur principale source de nourriture.

 

La fonte des glaciers a t-elle une réelle influence sur l'augmentation du niveau des mers et océans ?

 

 

L’Antarctique, c’est 15 millions de km2, 30 millions de km3, 75% des réserves d'eau douce, 90% des glaces. Si la glace antarctique venait à fondre entièrement, elle recouvrirait le globe de 60 mètres d’eau au dessus du niveau de la mer. En effet, en dessous de la glace qui le recouvre, l'antarctique est un continent. Si cette glace fondait, le niveau augmenterait (voir expérience1), contrairement à l'Arctique qui n'est pas un continent : il est uniquement constitué de glace et ne possède aucune trace de terre (voir expérience2).

 

Expérience 1 : Antarctique

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Expérience 2 : Arctique

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Comment les animaux s'adaptent ils à ce climat polaire ?

En effet, on pourrait se demander pourquoi leur sang ne gèle pas, et si leur température interne est comme celle des hommes à 37°C.

Tout d'abord, il est important de savoir que le sang n'est pas de l'eau pure. C'est-à-dire qu'il n'a pas la même température de solidification que l'eau (environ -2/-3°C pour le sang). Mais, la principale raison est que certaines espèces animales ont un sang qui produit des protéines spéciales pour empêcher le sang de geler. C'est le cas d'un grand nombre d'espèce de poissons vivant dans les zones glaciales.

Concernant la température interne des animaux, il s'avère que certaines espèces ont une température corporelle voisine de la notre (près de 37°C), mais d'autres espèces ont aussi une température interne inférieure à 0°C. Ces températures sont également les conséquences d'adaptation à un milieu.

 

Les animaux des terres extrêmes

Une vingtaine de mammifères (renard, renne, lemming, lièvre, écureuil ou musaraigne...), quelques centaines d'insectes, de nombreux oiseaux : la faune Arctique est bien plus abondante que celle de l'Antarctique où, hormis les oiseaux, le plus gros animal terrestre est un insecte ! Mais en Arctique, il n'y a presque pas de reptiles ni d'amphibiens, car ils n'y trouvent pas assez de soleil.

 
Des rythmes de vie dictés par le climat


Pendant le bref été boréal, les animaux se nourrissent en abondance et se reproduisent. Souvent, la croissance des jeunes est très rapide car ils devront affronter le froid de l'hiver ou de longues migrations, quelques semaines seulement après leur naissance.
 

Migrer pour fuir l'hiver

En Sibérie comme au Canada, nombreux sont les animaux qui refluent vers la taïga à l'approche de l'hiver. Par exemple, les caribous migrent en immenses troupeaux, traversant cours d'eau et marécages afin d'atteindre les vastes forêts du Grand Nord. Ces migrateurs entraînent dans leur voyage, leurs prédateurs : les loups...

 
S'adapter pour vaincre le froid

En hiver, les animaux à sang chaud s'isolent du froid : fourrure ou plumage épais et matelas de graisse. Les plus petits mammifères (lemmings, musaraignes, campagnols...) s'installent " au chaud" sous la neige. Profitant du reste de tiédeur emmagasiné dans le sol, ils se nourrissent des plantes ensevelies. D'autres hibernent, comme l'écureuil spermophile.
Insectes et espèces aquatiques adoptent, eux, des formes de vie ralenties (œufs, nymphes...).


Dans le froid : garder le chaud !

Dans la toundra, la différence de température entre le corps d'un mammifère et celle de l'air est considérable : elle peut atteindre 80°C en hiver ! Or, un abaissement de la température interne de quelques degrés peut être mortel, sauf pour les animaux qui hibernent.
Les mammifères produisent leur propre chaleur grâce à leur métabolisme, la nourriture fournissant l'énergie nécessaire. Contrairement à ce que l'on pourrait penser, les animaux de la toundra n'ont pas de problèmes majeurs pour se nourrir ; l'été, la végétation est riche et croît rapidement grâce au jour permanent ; l'hiver, la nourriture est au réfrigérateur : le froid évite aux aliments de se décomposer. Leur problème est plutôt de limiter au maximum la perte de chaleur corporelle, à l'extérieur.


Stratégies anti-refroidissement

Pour se protéger du froid, il existe plusieurs parades :
- La fourrure : elle s'épaissit et souvent blanchit l'hiver, constituant l'arme essentielle contre la déperdition de chaleur et un excellent camouflage.

   
Pelage d'hiver/pelage d'été du renard polaire .

- Une épaisse couche de graisse : c'est aussi un bon isolant et une source d'énergie pour les mammifères de l'extrême.
- La forme du corps : les espèces arctiques sont en général "ramassées" pour diminuer proportionnellement la perte de chaleur par rapport à leur masse, et leurs extrémités, les plus exposées au froid, sont plus petites (oreilles, queues, nez, pattes).



- La circulation sanguine : elle est réduite aux extrémités et se concentre sur les organes vitaux ; les animaux polaires ont donc le nez et les pieds froids !



- L'hibernation : elle est rare car il ne faut pas que la température du corps descende au-dessous de 0°C ; de plus, dans la toundra, le sol est gelé et les animaux ne peuvent pas creuser de terriers pour y passer l'hiver. Seuls quelques-uns, comme la marmotte ou l'écureuil, arrivent à trouver des pentes bien drainées et donc plus sèches, où le sol est moins congelé.
- Le nid : quelques espèces s'enfouissent sous la neige, comme le lemming, qui amasse des plantes sèches et s'isole ainsi de l'humidité. Les ourses polaires se fabriquent également un nid de neige, pour leur gestation.


Les chiens de traîneau s'enfouissent dans la neige pour éviter une trop grande déperdition de chaleur.